Member Feedback on LFW winter 2006

Opinions de membres

De Alexandra Girard:


Cela faisait 5 ans que je ne m’étais pas rendue à la London Fashion Week, la semaine de présentation des collections ; je m’attendais donc à du changement mais quelle surprise de constater qu’au contraire rien n’avait bougé.

En tant qu’œil externe aujourd’hui, c’est drôle de constater qu’il y a plus de choses intéressantes côté publique que côté podium mais bon, on est à Londres donc du Style, en veux-tu ? En voilà ! C’en est même fatiguant tellement il y a de poseurs et de looks plus abracadabrants les uns que les autres. Mais après tout, que connais-je de la mode ? Je suis française !

Donc, on prend les mêmes et on recommence : je veux parler de ces fameuses journalistes, sapées n’importe comment et qui s’extasient à longueur de défilés sur les élucubrations des créateurs, et dont on se demande pourquoi ce sont elles qui dictent les tendances, quand on voit leur look…

Bref, assez de médisance, dans la famille nouveauté, je demande B-Rude : la marque de fringues de Boy George, qui présentait sa collection de prêt-à porter automne/hiver 06 mixte avec des modèles très second degré passant du kilt pour fille peu farouche qui laisse voir son postérieur (tellement British), à porter en ceinture en fait, plein de symboles typiquement punky comme des épingles à nourrice ou des grenades (je prédis que le sac doré en forme de grenade va faire un carton chez les victimes assumées de la mode), de la lingerie fine pour homme : des corsets en coton délicatement noués de satin dans le dos (très Jean Paul Gaultier), un body vert armée porté par un mannequin noir à croquer, et des touches de couleurs fluo qui ne cessent de nous rappeler que la vague de nostalgie des années 80 n’est décidément pas près de s’en aller, fuck ! 

Tout ce que je puis dire, c’est que si c’est vraiment Boy George qui s’est attelé au choix des tissus et des mannequins, il a fait du bon boulot.

Enfin, ce qu’il fallait retenir côté tendances, c’est qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil : le camouflage est désormais tellement politiquement correct que c’en est devenu un classique, le jean est le nouvel uniforme adopté de tous, le maquillage se doit d’être hyper voyant (allant à l’encontre de la dernière tendance qui préconisait le nude, quelle surprise !) mais que les choses soient claires : si c’était Top Shop qui avait sorti ces idées du placard, personne n’aurait crié au génie.


L’apéro de l’après-show s’est déroulé au Met Bar, ancien endroit hype, devenu has been mais qui redevient hype, où un MC de NY nous a fait un petit rap bien marrant à sa sauce. Tina Barrett, ex membre du groupe pop S Club 7, était là, ainsi que des drags queens, des trans, des groupies, des stars en devenir et du personnel de la LFW. L’icône pop s’est montrée très abordable et bien poli pour un « rude boy ».


La fête d’après-défilé a eu lieu au club Too 2 Much à Soho, tout à fait en phase.

www.b-rude.com
Le défilé B-rude s’est déroulé sous le chapiteau du British Fashion Council au Musée d’Histoire Naturelle à South Kensington à Londres le samedi 18 février 06, et Axel Gibraltar est passée par là !