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Tété
Gigs

Tété @ Zigfrid Von Underbelly à Londres

From 01/06/2010 to 02/06/2010 at 23:59

 

Les 1 et 2 Juin 2010 @ 7pm

« LE PREMIER CLAIR DE L’AUBE »-
ENTRE POWERFOLK ET POESIE IMPRESSIONISTE

 

Tété a choisi de vivre son rêve américain. Pas en renonçant au français pour la langue de Dylan. Ni en cédant aux clichés, comme d’autres, jadis, enregistrant de la country à Nashville ou du blues à Chicago. Non.
Figure singulière du renouveau de notre chanson depuis l’aube des années 2000, ce jeune trentenaire élevé par une famille antillaise à Saint-Dizier (Haute-Marne), avait besoin de se confronter à ses fantasmes et aux racines de son patrimoine musical, essentiellement anglo-saxon.


D’abord en tournée, pour des concerts avec des camarades anglophones _ John Butler, Jeff Lang, Eric John Kaiser _ lors d’un petit tour en Australie, puis dans les clubs de l’Ouest des Etats-Unis, observant les réactions des locaux face à ces chansons devant tant à l’Amérique sans en être prisonnières.


Une virée rapidement devenue une quête d’essence, une façon de mesurer l’ancrage de la musique et de la guitare dans le quotidien d’un pays. Retour revigorant à plus de naturel et d’émotions brutes, cette expérience « live » se devait de se prolonger en studio.

Fort de ses connections américaines, grâce en particulier à ses liens avec le musicien franco-américain Eric John Kaiser, installé à Portland, Tété a choisi d’enregistrer son nouvel album dans cette ville devenue en quelques années la Mecque de l’indie-rock US (Gossip, The Shins, Modest Mouse…).

Sur place, pendant un mois, sous le ciel pluvieux de l’Oregon, le Français a travaillé des morceaux nés dans le vif de ses tournées. Accompagné d’un trio de musiciens californiens, experts en « roots music » _ le bassiste Davey Faragher (Elvis Costello, John Hiatt, Cracker…), le batteur Brian McLeod et le guitariste Van McCallum (Jackson Browne, Bonnie Raitt, Willie Nelson, Ron Sexsmith…) _ il a élargi ses connaissances du patrimoine local. « Un guitariste comme Val McCallum est une encyclopédie vivante » explique Tété. « Il m’a appris que chaque riff a une histoire, une communauté. Il m’a aussi mieux fait comprendre la fonction sociale de ces musiques ».
 

Tété
Tété

Avec le producteur Steve Berlin (Los Lobos, REM, John Lee Hooker…), tous ont œuvré dans le dépouillement, élaguant le superflu pour ne retenir que le suc des sensations. « J’avais envie de quelque chose de plus direct » revendique Tété. « Ces derniers temps en studio, j’avais tendance à surcharger, à être bavard, à cabotiner. Steve Berlin m’a encouragé à enregistrer un disque dépouillé, tout en cherchant à me sortir de ce que les Américains appellent la « zone de confort », en essayant d’autres tempos, d’autres tonalités ».

Plus qu’une révolution, l’intensité acoustique « LE PREMIER CLAIR DE L’AUBE » a ramené Tété à l’essence même de sa musique. Car le garçon s’est d’abord fait connaître par sa capacité à conquérir son public sur le vif, à le séduire, lors de multiples performances scéniques, via l’énergie dénudée d’une guitare et le charme d’une voix claire s’évadant entre folk, soul et un intrigant ailleurs.

Bercé dans sa jeunesse par le jazz et la pop anglo-saxonne, il ne s’était réconcilié avec le français qu’avec les mots du rap. A 16 ans, sa première six cordes l’entraîne ensuite du côté de Dylan, Hendrix, Bob Marley ou Queen, jusqu’à la révélation Keziah Jones. Rodé à l’école de la rue, l’énergie sensuelle et mélancolique du blue-funk du Nigérian, ouvrira de nouvelles perspectives au guitariste de Saint-Dizier.
Comme ses héros littéraires trouvés chez Kerouac ou Salinger, Tété s’affranchit alors des conventions pour oser l’aventure de la route et de la scène à tour de bras. En 1999, un premier maxi autoproduit emballe un bouche-à-oreille, déjà allumé par la force des concerts.

A partir de 2001 et l’album L’air de rien, Tété va ensuite s’imposer en électron libre d’une chanson française qui l’adopte sans lui ressembler. Des disques comme A la faveur de l’automne (2003) ou Le sacre des Lemmings et autres contes de la lisière (2006) marque par cette manière inventive de décliner de vielles racines et une ambition poétique, souvent plus inspirée par la littérature (d’un Patrick Chamoiseau entre autre) que par la tradition de la chanson.

Ce nouvel album « LE PREMIER CLAIR DE L’AUBE » rappelle que si Tété a une tête bien faite, il possède aussi un cœur et des tripes. De la même façon que ses nouvelles musiques accrochent avec un power folk et une chaleur plus immédiats, ses nouveaux textes touchent par leur sensibilité plus instinctive.

Tété a épuré sa langue comme il l’a fait avec son instrumentation. Marqués par ce que d’aucuns appellent la « résilience », cette capacité à vivre, à se développer en surmontant les chocs traumatiques et les séparations, L’envie et le dédain, Le bal des boulets, Le premier clair de l’aube ou Vents et marées, se jouent avec sensualité des sens et des allitérations (« De prime abord / Le spleen t’adore », « L’air de jadis / L’ire naguère », ), mêlent profondeur spirituelle et légèreté hédoniste comme il est d’usage dans ce qu’on préfère de la chanson populaire. Qu’elle naisse à Paris ou à Portland.

 

Prix des Places: £10

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Official Website: http://www.tete.tv

11 Hoxton Square
London N1 6NU, United Kingdom
020 7613 1988

 

 

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